Gestion d’actifs : Vers une succession opportuniste des moteurs de performance

La profusion de liquidités déversée par les banques centrales soutient certes les marchés, mais accroît parallèlement le risque d’un retournement brutal, dans un contexte économique toujours tendu.  En l’absence de tendance lourde, c’est d’une gestion dynamique, fondée sur deux moteurs de performance bien distincts, actionnés successivement et de façon opportuniste selon les phases de marché (indexation dans les marchés haussiers et gestion active et débenchmarkée lors des phases de baisse), dont les investisseurs ont désormais besoin.

Voilà déjà plus d’un an que les marchés financiers évoluent selon des considérations essentiellement techniques et psychologiques, souvent en dépit de toute rationalité économique. A une chute généralisée dictée par la peur d’une implosion du secteur bancaire avec la fin du monde en toile de fond s’est substitué un vent d’euphorie non moins surprenant. Pour un investisseur fondant ses décisions d’investissement sur une analyse économique raisonnée, l’amplitude de ces mouvements a de quoi laisser perplexe. Passons brièvement en revue les fondamentaux de quelques marchés. Les Etats-Unis ? Si l’immobilier résidentiel s’est enfin stabilisé, l’agence Moody’s s’attend à une poursuite de la dépréciation de l’immobilier commercial, qui a déjà perdu 41% de sa valeur. Quant au chômage, sa progression pèse de tout son poids sur une consommation déjà pénalisée par la reconstitution de l’épargne des ménages. La Chine ? Si l’ampleur du plan d’investissement public annoncé a au moins partiellement pris le relais d’une consommation occidentale en berne, la vigueur de la croissance locale fait de nouveau resurgir les craintes d’une bulle. Le pétrole ? La demande mondiale est résolument léthargique. Quant aux matières premières agricoles, pourtant une des rares classes d’actifs à justifier une revalorisation du fait de la faiblesse des récoltes, elles ne cessent de se déprécier ! Et la liste est encore longue de ces marchés dont la valorisation s’est déconnectée de leur environnement économique réel.

En clair, les investisseurs veulent croire à une sortie de crise qui profiterait à l’ensemble des classes d’actifs et soutiendrait durablement les cours. Entre les bonnes nouvelles et les moins bonnes, ils accordent donc un crédit croissant aux premières (comptes trimestriels globalement favorables des grands groupes cotés, sortie de récession des grandes économies occidentales, rebond de la production automobile…), bien contents de pouvoir placer à bon compte les monceaux de liquidités à leur disposition. Car c’est bien là que résident les raisons de cette dichotomie entre l’économie réelle et son reflet déformé sur les marchés financiers : en déversant des trombes de liquidité quasiment gratuites dans l’espoir de redonner aux banques le goût du crédit, les banques centrales ont surtout redonné le goût du risque aux investisseurs. Au risque de recréer les conditions d’une nouvelle rechute, comme pourrait le laisser présager le nouveau statut du dollar, soudainement propulsé comme la nouvelle devise de financement des opérations spéculatives mondiales.

Jusque là, tout va bien. Mues par des moteurs psychologiques et techniques porteurs, les tendances haussières actuelles peuvent encore tenir plusieurs mois. Mais celles-ci peuvent tout aussi bien déraper à la moindre alerte, sonnant l’heure d’un mouvement massif de prises de bénéfices. Que faire donc ? Tiraillé entre la peur de rater le train de la hausse et le risque se faire piéger une nouvelle fois, les investisseurs doivent veiller à ne pas rester exposés aux marchés d’une façon trop linéaire. Ils doivent au contraire adopter une gestion asymétrique, en tentant de capter les hausses tout en verrouillant leurs portefeuilles à la baisse, toutes classes d’actif confondues. De ce point de vue, les fonds indiciels, qu’ils soient cotés ou non, ne sont adaptés qu’aux investisseurs menant une gestion résolument dynamique de leur portefeuille. Les investisseurs à long terme, quant à eux, doivent allouer une part croissante de leur allocation dans des fonds qui offrent une indexation, mais qui savent parallèlement s’en soustraire avec suffisamment de réactivité, voire de proactivité, pour se prémunir de la brutalité des phases de rechute. C’est donc d’une gestion réellement dynamique, fondée sur deux moteurs de performance bien distincts, actionnés successivement et de façon opportuniste selon les phases de marché (indexation dans les marchés haussiers et gestion active, totalement débenchmarkée lors des phases de baisse), dont les investisseurs ont désormais besoin. Ces fonds d’un genre nouveau existent. Leur place dans les portefeuilles est structurelle et durable.

Médéric de Vasselot, PDG de Prim’Finance

Japon : de la déflation à l’hyperinflation ?

Le Trésor japonais pourrait ne plus trouver plus suffisamment d’investisseurs à un horizon de cinq ans, dans un contexte d’assèchement de l’épargne domestique. Seule une baisse du yen et une forte hausse des taux permettront bientôt d’attirer des investisseurs. Mais à quel prix pour l’économie et pour les comptes publics ?

La dégradation constante du ratio dette / PIB au Japon n’est pas nouvelle. Mais aussi considérable qu’il soit par son ampleur, ce déséquilibre n’a jusqu’à présent suscité qu’un intérêt poli de la part des investisseurs, durablement rassurés par l’absence de conséquence sur le niveau des taux à long terme. Mais voilà. L’importance de la crise économique et des plans de relance va accélérer ce phénomène dans des proportions préoccupantes. Une dérive qui commence à être prise au sérieux, puisque des économistes de grandes banques d’investissement commencent à s’alarmer de ses conséquences possibles. C’est notamment le cas de J.P. Morgan a récemment organisé une conférence téléphonique sur le thème : « le Japon a-t-il passé le point de non-retour?».

1. Bientôt une pénurie d’épargne domestique

Le moment se rapproche où l’Etat japonais ne sera plus en mesure de financer son déficit grâce à l’épargne domestique. Si cette incapacité n’est pas anticipée et prévenue, le Japon risquera d’aller soit vers le défaut, une hypothèse peu probable, soit vers l’hyperinflation, conséquence inéluctable de la monétisation de la dette qui serait alors nécessaire. L’équilibre actuel repose sur le fait que l’épargne domestique est suffisante pour couvrir la totalité des besoins d’emprunt de l’Etat, et que les investisseurs japonais acceptent de placer à long terme pratiquement sans rémunération. La dette est détenue à 93,6% par les investisseurs locaux. Mais, contrairement à une idée reçue, le taux d’épargne des ménages n’est plus élevé aujourd’hui. Pire, il diminue régulièrement du fait du vieillissement de la population. Autour de 20% en 1980, il devrait avoisiner 0% dès 2014. Les compagnies d’assurance-vie commercialisent d’ailleurs de moins en moins de contrats d’épargne nouveaux et versent de plus en plus de rentes.

A l’horizon de cinq ans, le Japon risque donc d’avoir besoin des investisseurs étrangers pour acheter les titres du Trésor. Mais ce n’est ni avec un yen au niveau actuel, ni avec des taux d’intérêt aussi bas qu’il rencontrera une demande. Un spirale baisse de la devise / hausse de l’inflation / hausse des taux pourrait alors se mettre en place, la banque centrale étant la seule contrepartie possible jusqu’à ce que le système s’équilibre.

2. Un ratio dette / PIB de 300% en 2019 ?

L’OCDE estime à 60% le ratio dette / PIB du pays en 1980. Il était de 170% en 2008. D’autres sources le situent à un niveau un peu plus élevé. En tout cas, la récession de 2009 accompagnée d’une légère baisse des prix combinée à un déficit budgétaire important va lui faire faire un nouveau bond qui sera de l’ordre de 20%. La barre des 200% sera dépassée rapidement. Sur la pente actuelle, le ratio serait de 300% en 2019. Les causes de cette dégradation se trouvent dans une croissance nominale proche de 0% depuis plus de quinze ans et dans la hausse des dépenses liées à la protection sociale. L’arrivée au pouvoir du parti de centre gauche DPJ n’est pas susceptible d’inverser cette dernière tendance : le DPJ estime que le parti libéral LDP a trop peu fait dans le domaine de la protection sociale.

3. Vers une baisse du yen, une hausse des taux et un retour de… l’inflation

A un horizon de cinq ans, le Trésor japonais ne trouvera plus suffisamment d’investisseurs. La banque centrale sera alors amenée à monétiser la dette publique dans des proportions de plus en plus importantes, provoquant une baisse du yen susceptible de susciter l’intérêt des investisseurs étrangers. Mais ceux-ci n’investiront pas sans une hausse des taux obligataires. Actuellement, grâce aux taux très bas, le service de la dette ne représente que 2,6% du PIB (un ratio inférieur à celui des USA ou de la zone euro). Mais si les taux venaient à monter de 2% pendant une période de dix ans, la totalité des recettes fiscales seraient absorbées par le service de la dette. On voit là que la perspective de long terme va être très difficile à gérer. La faiblesse de la démographie et l’absence d’immigration constituent un facteur aggravant. Le Japon est dès aujourd’hui dans une spirale de la dette dont la sortie va être dans tous les cas difficile : baisse de la devise, hausse des taux et inflation nettement plus élevée seront au rendez-vous.

4. Quelles solutions ?

Dans la gamme des réponses classiques à ce type de situation, il n’existe pas de mesure qui puisse se révéler efficace. La réduction des dépenses publiques n’est pas possible dans la situation actuelle. Une hausse de la fiscalité, par l’intermédiaire d’une hausse de la TVA par exemple, aurait un impact négatif sur une consommation déjà faible. L’absence de croissance nominale rend en fait toute tentative d’ajustement inopérante. La crise de la dette japonaise apparaissant inévitable, l’attitude la plus raisonnable pour les autorités serait d’accepter qu’il faut l’anticiper de façon qu’elle ne devienne pas totalement ingérable. Le Japon doit comprendre que bien que son économie soit très compétitive, ce que traduit la force du yen, elle est entrée dans un processus d’implosion lente. La valeur de la monnaie doit traduire cette dégradation qui est un phénomène très profond. Cela est difficile : la fierté nationale est en jeu. Par ailleurs, la baisse de la devise sera accompagnée d’une hausse des taux qui pèsera sur les comptes publics. Mais la situation sera pire si rien n’est fait.

Profiter de toute baisse de la devise pour augmenter les salaires dans les sociétés exportatrices de façon à faire remonter graduellement l’inflation et faciliter une baisse structurelle progressive du yen est une piste à explorer. Les autorités japonaises sont les premières concernées. Il nous semble que le G 20 doit commencer à réfléchir à ce type de problème. Après avoir montré une capacité de réaction remarquable dans la crise de 2008, il doit montrer une capacité d’anticipation et traiter ce problème de dette publique qui concerne, de toute façon, tous les grands Etats. L’hypothèse du défaut étant peu probable, l’absence de réponse concrète dans les prochaines années ferait passer le Japon d’une situation de croissance nominale structurellement proche de 0% à une période d’hyperinflation, la devise risquant de s’effondrer en quelques mois.

Une chronique de Stelphia Asset Management 

Comptes gérés : Une alternative aux fonds… sous certaines conditions

Affaire Madoff, disparition soudaine de la liquidité sur certaines stratégies, fermeture de fonds pendant des durées indéterminées… L’année 2008 a indistinctement terni l’image de l’ensemble de la gestion alternative, en dépit de l’excellente tenue au cours de cet exercice des performances de plusieurs types de stratégies, comme les CTA. Comment, dans ce nouveau contexte de défiance, profiter des vertus toujours réelles que continue d’offrir la gestion alternative en matière de décorrélation, sans encourir ces risques opérationnels devenus décisifs dans les choix d’investissement ?

La réponse à ce dilemme passe de plus en plus par les plateformes de comptes gérés. Définition : un compte géré est un compte sur lequel un investisseur confie à un gérant un mandat consistant à exécuter le même programme d’investissement qu’un fonds préalablement identifié géré par ce même gérant.

Les avantages de ces outils sont nombreux. Seul titulaire du compte sur lequel les titres sont placés, l’investisseur est directement exposé sur les actifs sous-jacents, et non indirectement via les parts d’un fonds. Il en connaît donc les positions précises en temps réel et en toute transparence. Surtout, le promoteur de la plateforme veille scrupuleusement pour le compte de l’investisseur à l’adéquation entre la gestion effectivement constatée au jour-lejour et les spécificités contractuelles des programmes d’investissement. Cette délégation de la surveillance permet une transparence optimale et limite au final les risques de fraude. Ces outils sont aussi très utiles pour les multigérants, qui peuvent mettre en place une gestion dynamique de leurs allocations. Enfin, en substituant une due diligence unique (auprès de la plateforme) à celles censées être effectuées auprès des sociétés de gestion, de leurs prime brokers, ou encore de leurs dépositaires, un compte géré permet d’économiser des ressources importantes à l’investisseur.

Si ces plateformes de comptes gérés existent de longue date, l’environnement de marché actuel et la forte progression de l’aversion des investisseurs vis-à-vis du risque en ont démultiplié l’intérêt par rapport à un investissement direct dans les fonds, suscitant l’apparition d’une myriade de nouveaux acteurs depuis le début de la crise et favorisant l’accès des investisseurs à de nouveaux gérants et à des stratégies inédites.

Bien réels, ces avantages ont toutefois des contreparties. Comme toujours en finance, la réduction du risque (opérationnel, ici) se paye par une moindre performance. Si l’amélioration incessante des technologies permet une gestion efficace d’un programme sur plusieurs plateformes au moindre coût, les plateformes continuent en effet de nécessiter des ressources importantes, à la fois en matière d’infrastructure technique et de surveillance active. Les restrictions apportées par la structure et l’organisation de ces plateformes altèrent par ailleurs forcément le profil des programmes d’investissement, provoquant une sous-performance mécanique par rapport aux fonds sous-jacents. Par ailleurs, la surveillance des expositions du portefeuille par le promoteur de la plate-forme peut donner un sentiment trompeur de sécurité et amener les investisseurs à sous-estimer les risques de marché auxquels ils sont exposés.

En d’autres termes, de forts drawdowns restent autant possibles sur un compte géré qu’au sein d’un fonds. En outre, à l’inverse d’un fonds, un compte géré n’a pas de track record. La mise en place d’un compte géré nécessitant une organisation spécifique avec les prime brokers et des contraintes propres en matière d’exécution, l’analyse des performances passées du fonds sous-jacent risque de délivrer une image tronquée de la réalité du programme d’investissement effectivement réalisé sur le compte géré. Enfin, l’utilisation d’une plateforme implique de déléguer la responsabilité de la surveillance de l’ensemble des composantes de ses investissements à un acteur tiers unique. Ces outils ne doivent donc pas dispenser d’effectuer une due diligence poussée et aboutie auprès de cette plateforme.

Ce n’est pas tout. Pas toujours optimale pour un investisseur donné, l’utilisation trop fréquente de ces outils n’est pas non plus souhaitable pour la communauté des investisseurs dans son ensemble. En ligne de mire, une réorientation massive des flux de capitaux vers les comptes gérés atténuerait la pertinence des track records des fonds sous-jacents, des indices de marché et d’une façon générale, de tout benchmark. En clair, une utilisation exclusive de ces outils impliquerait la disparition d’une transparence qu’elle est justement censée apporter !

Pour toutes ces raisons, les plateformes de comptes gérés ne sont pas la solution à tous les problèmes. Elles sont tantôt une alternative pertinente aux fonds traditionnels, tantôt non : tout dépend des contraintes propres à l’investisseur. Au fond, le principal enjeu est davantage la sélection de la bonne stratégie et surtout, du bon gérant, que la forme technique et contractuelle du placement.

François Bonnin, PDG et associé gérant de John Locke Investments

Livre: Partez du bon pied en bourse de Pascal Leclercq

L’objet de ce livre n’est pas de révéler une formule miracle qui permettrait de gagner à coup sûr en bourse. Son but est de fournir au lecteur les outils pour qu’il cesse de voir les marchés boursiers actuels comme le pire des placements possibles.

Au contraire, les actions offrent, aujourd’hui, de très belles opportunités. Pour en bénéficier, Pascal Leclercq expose le mode de pensée des marchés. Il nous explique que les marchés financiers ne vivent pas au même rythme que les autres acteurs économiques, qu’ils raisonnent de manière différente, que leur horizon, c’est l’avenir… mais limité au futur proche.

Il fait comprendre les évolutions possibles de la bourse pour les prochaines années et met en relief le potentiel des différentes formes de rebond après la crise des années 2008-2009. Il conseille sur les différentes manières de se lancer en bourse, en allant de la plus statique à la plus dynamique, en fonction de chaque profil d’investisseur.

L’auteur

Pascal Leclercq est détenteur d’une maîtrise de Sciences économiques. Il entre dans le monde boursier en 1998 en créant, avec des amis québécois, une entreprise de gestion de capital à Montréal. L’éclatement de la bulle Internet en 2000 mettra fin à cette belle aventure. Il créera alors une entreprise de services informatiques. Depuis l’été 2004 et le succès de son message « Parcours chaotique d’un trader ruiné », Pascal Leclercq est un habitué des forums Boursorama. Sous le pseudo Pasca321, il publie régulièrement des analyses statistiques. Il s’est maintenant remis à la bourse et privilégie la sécurité, ce qui lui a permis de traverser sereinement la crise de 2008-2009.

Pascal Leclercq a décidé que l’intégralité de ses droits d’auteur sur les ventes de son livre “Partez du bon pied en Bourse” sera utilisée pour financer des projets humanitaires au Tchad. Pour en savoir plus, visitez www.equicredit.org

Partez du bon pied en bourse
Pascal Leclercq
Parution octobre 2009
Format 14,5 x 20 cm
192 pages, Prix: 16 €

Stratégie d’investissement : les actions asiatiques vont continuer de surperformer les autres grands marchés d’actions

Pour Hiroshi Yoh, CIO Tokio Marine Asset Management International et gérant du fonds Nordea 1 - Far Eastern Equity Fund, l’Asie devrait continuer de surperformer les autres grands marchés d’actions.

Plusieurs raisons motivent cette anticipation:

  • Le taux de croissance de la région Asie se situe entre 6% et 8%, grâce à une augmentation de la demande intérieure (augmentation de la population, classe moyenne peu ou pas endettée dotée d’un pouvoir d’achat en progression régulière, investissements publics massifs, notamment en Chine…)
  • La réduction des exportations vers les Etats-Unis a été compensée par un accroissement du commerce intra-régional et une hausse des exportations vers les autres régions émergentes.
  • Les états et les acteurs privés ont pris la pleine mesure des causes de la crise financière asiatique de 1997 et ont fortement réduit leur taux d’endettement.
  • En dépit de leur rebond de 80% par rapport à leur plus bas du mois de mars, la valorisation des actions asiatiques (hors Japon) reste encore très raisonnable pour les investisseurs.
  • Du point de vue des flux, les investisseurs étrangers reviennent progressivement sur ces valeurs liquides, tandis que les investisseurs domestiques constituent un relais de placement captif très important pour les marchés d’actions locaux.

Compte tenu de ces facteurs favorables, le fonds Nordea 1 - Far Eastern Equity Fund affiche une performance de 53,85 % depuis le début de l’année (performance du fonds au 14 octobre 2009)

Au vu de la grande hétérogénéité qui caractérise les pays appartenant au continent asiatique, la stratégie d’investissement des  gérants de Tokio Marine AM combine les approches « top-down » et « bottom-up» : dans un premier temps, l‘équipe évalue les tendances des marchés financiers et les données macro-économiques, tant au niveau mondial que régional,  en se concentrant particulièrement sur les révisions de bénéfices, la liquidité et le niveau des taux d’intérêt. Le résultat est synthétisé sous forme d’un relevé de scoring des pays, les classant pour leur attractivité relative.

Chaque pays est ensuite analysé par un spécialiste.  Celui-ci identifie les secteurs d’activité offrant les meilleures perspectives de croissance, puis réalise une analyse « bottom-up »,  visant à évaluer la solidité des éléments comptables et financiers de l’entreprise, ses perspectives de bénéfices comme la qualité de son équipe dirigeante.

Constitué d’environ 150 lignes, le fonds Nordea 1 - Far Eastern Equity Fund gère près de 150 millions de dollars. Les trois principaux types de valeurs  investies aujourd’hui  appartiennent aux secteurs financier, technologique et industriel. De même, l’allocation géographique privilégie  Hong Kong, la Corée, Taiwan et la Chine, surpondérés dans le portefeuille.  Enfin, L’univers global d’investissement est constitué des actions asiatiques, sauf Japon, sans distinction de capitalisation.

Produits structurés de matières premières agricoles: les prochains produits toxiques ?

Les gouvernements européens ont ouvert la boite de Pandore. En libéralisant la filière agricole sous le couvert officiel des injonctions de l’OMC, ils ont provoqué un envol structurel de la volatilité des prix et en corolaire, une financiarisation lourde de menaces pour l’ensemble des acteurs du secteur.

Rappel des faits. Jusqu’au début des années 2000, les cours étaient rigoureusement encadrés. Sécurisés à la baisse par les prix d’intervention et plafonnés par les taxes à l’exportation, ces derniers restaient contenus dans un couloir de fluctuation étroit, protégeant la filière contre les aléas de marché et la focalisant sur son cœur de métier : transformation d’une matière brute, stockage, valorisation d’un savoir-faire productif…. Depuis, le réaménagement de la PAC a provoqué une recorrélation des prix avec les fluctuations du marché mondial. La filière se retrouve ainsi à son corps défendant exposée à un risque auparavant circonscrit par des garde-fous règlementaires et finit par spéculer indirectement sur des marchés désormais structurellement erratiques.

Pour la filière agroalimentaire, cette nouvelle donne porte en germes de nombreux risques. Des risques politiques et sociaux, tout d’abord. L’alimentation est un enjeu de sécurité nationale au même titre que la défense. Libéraliser radicalement son fonctionnement pose donc des risques majeurs de déstabilisation. De fait, la réorganisation de la filière agricole de nombreux pays cherchant à peser politiquement sur l’échiquier politique mondial, comme c’est le cas récemment pour le Kazakhstan, montre bien qu’une libéralisation excessive représente un risque stratégique majeur en matière de souveraineté.
Read the rest of this entry »

Actions US : la réforme du système de santé américain, une aubaine pour les investisseurs

D’après Gregg Powers, Gérant du fonds Nordea 1 - North American Value Fund et CIO de Private Capital Management L.P (PCM), la réforme du système de santé américain devrait créer de multiples opportunités d’investissement dans ce secteur.

«A l’opposé de l’industrie pharmaceutique qui doit constamment veiller à protéger ses brevets afin de maintenir ses revenus et ses marges, ce qui accroit significativement son profil de risque, les secteurs hospitalier et paramédical recèlent de nombreuses  opportunités d’investissement. En ligne de mire, la principale conséquence de la réforme du  système de santé initiée par le gouvernement fédéral sera davantage une augmentation de la couverture sociale de la population qu’une limitation générale les dépenses.

Pour les établissements hospitaliers, l’extension de la couverture sociale se traduira par une augmentation du nombre de patients solvables et donc, par une diminution des feuilles de soins impayées. Ces changements  devraient accroître les revenus et les flux de trésorerie des hôpitaux.

Par ailleurs, les entreprises spécialisées dans la conception de matériel paramédical présentent déjà un potentiel remarquable : non seulement par leur capacité à proposer des produits innovants, de grande qualité, mais aussi en affichant de solides bilans comptables. Mais du fait de la solvabilisation d’un plus grand nombre de patients, ces acteurs devraient également être les grands bénéficiaires de la réforme.

Ainsi, en complément de nos investissements dans le secteur hospitalier, nous avons  constitué deux nouvelles positions dans des sociétés d’appareillage médical au sein du portefeuille Nordea 1 - North American Value Fund :

  • Covidien est le cinquième fournisseur de matériel médical au monde (fournitures médicales et produits d’imagerie). Dirigée par une équipe particulièrement compétente, Covidien tire parti de l’usage unique de ses produits.
  • Zimmer, leader sur le marché des prothèses pour hanches et genoux, a vu son chiffre d’affaire dépasser 4 Milliards de dollars en 2008. La rentabilité de ce groupe est assurée par l’augmentation régulière de la demande mondiale sur son segment de marché ».

Aliénor Capital nomme Marc Coustet au poste de Directeur de la Distribution

Aliénor Capital annonce l’arrivée de Marc Coustet au poste de Directeur de la Distribution. Il sera en charge des relations avec la clientèle professionnelle et plus particulièrement avec les conseillers en gestion de patrimoine indépendants.

Diplômé de l’ESSEC, Marc Coustet, 46 ans, a précédemment exercé des responsabilités de développement commercial dans l’industrie automobile, notamment chez l’équipementier européen ICA International.

Aliénor Capital poursuit ainsi son développement, en renforçant  le référencement de ses produits auprès des professionnels du patrimoine. Depuis sa création en 2002, Aliénor Capital met son savoir-faire à la disposition des distributeurs et investisseurs professionnels sous la forme de mandats de gestion, de fonds dédiés et d’une gamme de quatre fonds ouverts complémentaires.

La chronique de Nordea Investment Funds: les actions et le high yield restent les classes d’actifs à privilégier

Après le récent rally obligataire, ce sont les actifs réputés les plus risqués (actions et obligations high yield) qui recèlent aujourd’hui le plus de valeur. Les secteurs à privilégier sont ceux qui seront en mesure de tirer profit des plans de relance et de la vigueur de la demande asiatique. Après une première phase de rebond technique indistinct, voici revenue l’heure des stocks et des bonds pickers.

Une page semble bel et bien tournée sur les marchés financiers. A mesure que les indicateurs conjoncturels et les annonces de comptes semestriels des groupes cotés conjurent le risque d’une récession prolongée, les investisseurs retrouvent peu à peu goût au risque. Et les conséquences de cet apaisement sont cruciales en matière d’allocation d’actifs. Rappel des faits. Il y a 18 mois, l’amoncellement de mauvaises nouvelles commence à chasser les investisseurs des marchés d’actions et de la dette privée. En faisant planer le doute sur une implosion du secteur bancaire, la faillite de Lehman Brothers accélère cette désertion dans des proportions inédites. Tétanisés par le risque d’une contagion de la crise bancaire à l’ensemble de l’économie mondiale, les investisseurs n’ont d’autre solution que de se ruer sur le seul actif sûr à leurs yeux : la dette publique.

En quelques mois, la donne a radicalement changé. D’un côté, les entreprises privées ont massivement déstocké et taillé dans leurs coûts de fonctionnement, restaurant leur solidité financière. Par ailleurs, les Etats ont pris le relais d’une demande privée sous perfusion en commençant à injecter des trombes de dépenses publiques dans l’économie réelle. De l’autre côté, l’ampleur inédite des plans de relance a gonflé l’offre de dette, menaçant de tendre les taux d’intérêt long terme. A la fois inquiets de l’émergence d’une bulle sur des emprunts d’Etat, et rassurés sur la capacité des entreprises à traverser la crise sans crainte pour leur survie, les investisseurs ont remonté l’échelle du risque en troquant leurs obligations publiques contre les obligations du secteur privé les moins risquées (Investment Grade), premier signe avantcoureur d’un retour -mesuré- de l’appétit des investisseurs pour le risque.

Et maintenant ?

Read the rest of this entry »

Investissement: préférer la Norvège pour renforcer l’exposition aux secteurs des matières premières et de l’énergie

Dans une note récente, l’équipe de gestion de Nordea souligne les avantages du marché norvégien pour les investisseurs cherchant à renforcer leur position sur le secteur du gaz et du pétrole.

« Les investissements sur les matières premières et l’énergie ont toujours assuré une bonne protection contre l’inflation, car ils ont l’avantage d’offrir une “isolation” contre les impacts négatifs d’une hausse des prix à la consommation. Une bonne alternative est d’investir dans des pays dont les économies sont fortement corrélées aux prix de ces matières premières. En Europe, la Norvège et la Russie sont les deux seules économies bénéficiant d’un fort biais matières premières (>60% de la capitalisation boursière)

La Norvège, 3ème plus gros exportateur de gaz dans le monde et 5ème de pétrole, se distingue cependant ,en offrant un bien meilleur profil de performance ajustée au risque que la Russie. Par ailleurs, la Norvège présente de nombreux avantages:

  • un environnement politico-économique très stable, propice au développement des affaires,
  • une situation budgétaire solide, avec une balance des paiements en excédent de 95 Mds de NOK au second trimestre 2009,
  • un PIB à nouveau en croissance, grâce au rebond des exportations, à un niveau d’investissement qui reste élevé dans le secteur pétrolier et à une hausse de la demande émanant du secteur public,
  • un marché actions bénéficiant d’une corrélation positive à l’inflation,
  • une devise qui s’apprécie fortement contre l’euro ».

Compte-tenu des perspectives différenciantes de ce marché, Nordea 1 - Norwegian Equity Fund (LU0081952003 en NOK/ LU0173784223 en Euro), offre l’opportunité de jouer les secteurs des matières premières et de l’énergie en Europe dans le cadre d’un fonds UCITS 3 éligible au PEA. Depuis le début de l’année (au 14/09/09), le fonds affiche une progression de +47.99% en Couronnes norvégiennes (+64.37% en Euro), contre +40.41% pour son indice de référence, le Oslo Bors Mutual Fund Index.