Morning meeting - Bourse de Paris - La peur du chaos au Pakistan (28/12)
Cette avant dernière séance de l’année devrait être marquée à Paris par une baisse à l’ouverture alors que les autres grandes places financières ont clôturé en très net recul ces dernières heures.
Premier facteur de pression sur les marchés : la mort hier de Benazir Bhutto. L’assassinat de l’ancien premier ministre pakistanais fait craindre une déstabilisation du Pakistan et de la région et, partant, resurgir une hypothèque géopolitique inquiétante pour les investisseurs.
Mais la morosité des marchés actions ne procède que de ce seul événement tragique. Elle découle plutôt d’une conjonction de facteurs. Ainsi, les dernières statistiques américaines publiées hier ont été dans l’ensemble de piètre qualité : les chiffres des commandes de bien durables pour novembre sont ressortis très inférieurs aux attentes et les demandes hebdomadaires d’allocation chômage ont été plus nombreuses que prévu. En outre, une analyse de Goldman Sachs a jeté un nouveau coup de froid sur le secteur bancaire. La banque d’affaires estime que Citigroup, Merrill Lynch et JP Morgan vont devoir passer 33 milliards de dollars de nouvelles dépréciations d’actifs du fait de la crise financière.
Bref, le contexte n’est pas des plus euphorisants et il l’est encore moins avec la remontée des cours du pétrole imputable tant au décès de Benazir Bhutto qu’à la baisse très prononcée des stocks pétroliers américains.