Morning Meeting - Tentative de reprise (31 mars 2009)
La Bourse de Paris qui a plongé de 4,27 % hier soir devrait chercher à se stabiliser voire à rebondir dans les premiers échanges alors que, ce matin à Tokyo et plus tôt dans la nuit à New York, les indices sont restés sur la pente descendante.
Leur nouvelle glissade a bien sûr été suscitée par le coup de semonce de l’administration Obama à destination de General Motors et de Chrysler. Le premier nommé a 60 jours pour présenter un plan de redressement crédible et viable, sous peine de devoir envisager la faillite. Quant à Chrysler, il lui est intimé de s’allier avec Fiat. Selon le Wall Street Journal, le constructeur italien prendra 20 % du capital de l’américain en échange non pas d’argent mais de technologie. Ce mariage forcé conditionne l’octroi à Chrysler de 6 milliards de dollars d’aide publique. Le fonds Cerberus, principal actionnaire de Chrysler, risque fort de faire les frais de ce mécano. Quoi qu’il en soit, si les constructeurs américains ne se plient pas aux exigences de la Maison Blanche, leur faillite semble inéluctable. Et s’ils obtempèrent, leur survie passera de toutes façons par une cure plutôt amère et coûteuse en emplois, et donc pour la croissance. Ce dont a pris acte le marché actions hier.
Ce matin, on suivra les financières, alors que Fortis a annoncé une perte au titre de 2008 encore plus forte que prévu : le groupe belgo-néerlandais qui prévoyait une perte de 22,5 Mrds d’euros en affiche finalement une de 28 Mrds.